Loi sur les langues officielles du Nunavut

Nunavut reconnaît la langue inuit (inuktitut et inuinnaqtun), l’anglais et le français à titre de langues officielles du territoire.

Selon les données de Statistique Canada de 2006, la langue inuit est la langue maternelle d’environ 83 % de la population du territoire. Les locuteurs de langue anglaise représentent environ 26,5 % de la population et ceux de langue française environ 1 % de la population.

La langue inuit
La langue inuit comprend l’inuinnaqtun et l’inuktitut.

Il existe deux façons d’écrire en langue inuit au Nunavut, soit en utilisant le qaliujaaqpait (ou la graphie romaine) ou le qaniujaaqpait (la graphie syllabique). La plupart des personnes qui parlent l’inuktitut au Nunavut utilisent la graphie syllabique. Ce système d’écriture comporte 60 caractères, la plupart d’entre eux représentant des syllabes complètes. Ainsi,
« NU » dans la graphie romaine s’écrit avec un caractère en syllabique : « ᓄ ». La graphie romaine utilise les mêmes lettres servant à écrire l’anglais ou le français. Plusieurs personnes qui utilisent habituellement la graphie syllabique se serviront aussi de la graphie romaine, surtout pour écrire les courriels ou travailler à l’ordinateur. Les ordinateurs du gouvernement du Nunavut (GN) ont maintenant la capacité de travailler en syllabique. Les gens qui parlent l’inuinnaqtun ont tendance à préférer la graphie romaine.
 
Selon les données du recensement de 2006, 64 % des répondants ont indiqué parler la langue inuit à la maison, même si la langue inuit est la langue maternelle de 83 % de la population. Cela représente un déclin de 12 % en dix ans qui est en partie dû à une proportion de jeunes très importantes, étant donné l’âge médian de la population du Nunavut en 2006, qui était de 23,1 ans par rapport à un âge médian de 39,5 ans pour l’ensemble de la population du Canada.

Le français
Selon les données du recensement de 2006, 420 résidants du Nunavut ont inscrit le français comme langue maternelle, et 1200 ont déclaré qu’elles étaient capables de parler le français. Iqaluit possède une communauté francophone dynamique. Près de 800 résidants d’Iqaluit ont indiqué être capables de parler le français. Il est pertinent de souligner que la capitale du Nunavut compte plusieurs familles franco-inuit. La population francophone est desservie
par une garderie, une station de radio communautaire, un réseau de santé en français, une école, une agence de développement économique et une association francophone qui est ouverte tous les jours et organise divers événements tout au long de l’année.
  
 
L’anglais
L’anglais est très présent dans les centres régionaux et les communautés de plus grande taille. Celle langue s’impose souvent comme langue d’usage du gouvernement et de l’industrie.

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Vos droits linguistiques au Nunavut

 Vos droits linguistiques au Nunavut

 La Loi sur les langues officielles établit la langue inuit, l’anglais et le français comme langues officielles du Nunavut. La Loi sur la protection de la langue inuit tend à protéger et revitaliser la langue inuit.

 Aperçu des droits linguistiques

Préoccupation à propos des droits linguistiques

 En tant que membre du public, vous pouvez nous signaler une préoccupation, à titre personnel ou au nom d’un autre individu, d’un groupe ou d’une communauté, si :

 Le Bureau du commissaire aux langues ne peut protéger les droits linguistiques que si la population lui communique ses préoccupations.


La Loi sur la protection de la langue inuit

La Loi sur la protection de la langue inuit

La Loi sur la protection de la langue inuit (LPLI) est le premier instrument législatif au Canada expressément voué à la protection et à la revitalisation d’une langue autochtone. La LPLI vise à accroître la maîtrise de la langue Inuit, tant à l’oral qu’à l’écrit, au sein de la population du Nunavut et à soutenir son rayonnement à l’échelle du territoire. Afin d’appuyer cet objectif, un nouveau poste de ministre des Langues a été créé en vertu de la LPLI.

 Faits saillants

À souligner

Les organismes des secteurs public et privé auront l’obligation d’assurer la prestation des services essentiels en langue Inuit, notamment les services d’urgence et de secours, les services de santé et les services médicaux et pharmaceutiques, les services aux ménages et les services d’accueil et d’hébergement (d’ici 2012 dans le cas des municipalités). Ce volet de la LPLI entrera en vigueur à la date fixée par le Conseil exécutif.

Renseignements supplémentaires

Pour obtenir plus d’information sur la LPLI, cliquer ici LPLI.

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La Loi sur les langues officielles

La Loi sur les langues officielles

La Loi sur les langues officielles (LLO) établit trois langues officielles : la langue inuit, l’anglais et le français. Les droits ci-dessous sont protégés par les dispositions de cette loi :

Pour de plus amples renseignements sur la Loi sur les langues officielles, cliquez ici.

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Fond de promotion des langues officielles

Promouvoir votre langue
Notre bureau soutient les efforts de toutes les communautés linguistiques du Nunavut visant à promouvoir leur langue(s).

Bien que le CLO n’offre PAS de financement pour les projets linguistiques, c’est avec plaisir que nous vous aiderons dans votre exploration des programmes et des possibilités. 


N’hésitez pas à communiquer avec notre relationniste pour obtenir de plus amples renseignements ou des conseils. Entre-temps, la section (Fonds de promotion des langues officielles) suivante pourrait vous être utile.

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Les principaux acteurs

Le commissaire aux langues – enquête sur les allégations de violation aux droits linguistiques de la part d’institutions territoriales, de municipalités et d’organismes du secteur privé du Nunavut; assure le suivi et fournit des avis concernant le respect des lois linguistiques par les institutions territoriales, les municipalités et les organismes du secteur privé du Nunavut; et défend et fait valoir les droits linguistiques des résidents du Nunavut.

Le ministre de la Culture et du Patrimoine – fait la promotion du statut égal des langues officielles; adopte des mesures afin de protéger et revitaliser la langue inuit; élabore en consultation avec les institutions territoriales et les municipalités un plan d’ensemble visant la mise en œuvre de la législation linguistique; coordonne le suivi, la gestion et l’évaluation de l’application des lois linguistiques par les institutions territoires et produit à ce sujet un rapport annuel déposé à l’Assemblée législative.

L’Inuit Uqausinginnik Taiguusiliuqtiit (Office de la langue inuit) – élabore de la terminologie ou des expressions normalisées en langue inuit afin d’accroître l’efficacité des communications entre les Nunavummiut; élabore et publie les niveaux de compétence ou les normes d’usage ou d’exactitude de la langue inuit; entreprend et supervise des recherches afin de consigner et préserver la terminologie y compris les dialectes et les expressions traditionnelles; et aide les entreprises et d’autres organismes à offrir des services de qualité en langue inuit au public.

Le commissaire aux langues officielles du Canada – mène des enquêtes au sujet de la violation des droits linguistiques auprès des institutions fédérales du secteur public; assure le suivi et fournit des avis concernant le respect de la Loi canadienne sur les langues officielles par des institutions fédérales du secteur public et les sociétés d’État assujetties à cette loi; et défend et fait valoir les droits linguistiques des anglophones et des francophones.